


En empruntant l'autoroute du soleil (A8) entre Aix-en-Provence et Saint-Maximin, nous longeons la montagne de la Sainte-Victoire et la Via Aurelia. En regardant vers le nord-est, nous pouvons apercevoir le petit village de Pourrières. Tout semble si paisible aujourd'hui et pourtant... C'est ici, au beau milieu de la plaine que s'est joué, en 102 avant Jésus-Christ, le sort de la civilisation romaine...
La formidable effervescence de tout un peuple, conduit par leur chef, le teuton Teutobodus, en marche vers Rome a été stoppée ici par les légions romaines sous les ordres du Consul Caïus Marius, oncle de Jules César.
En moins d'une journée, dans un combat à l'arme blanche, près de 200 000 individus y ont trouvé la mort. Ce qui fait de cette bataille la plus courte et la plus sanguinaire livrée sur le sol de France.
"Les massaliens fermèrent leurs vignes de haies faites d'os de morts et les corps étant pourris et consumés dessus leurs champs par les grandes pluyes qui tombèrent dessus l'hiver ensuivant, les terres en devinrent si grasses, et en pénétra la gresse si profond en dedans, que l'esté ensuivant elles rapportèrent une quantité incroyable de toutes sortes de fruits."
Texte de Plutarque (Traduction d'Amyot).
"752 - SOLDATS PRETORIENS, bas-relief en marbre ; au dessus de la porte d'entrée.
Nous pouvons apercevoir, en haut et à gauche, un aigle aux ailes repliées, symbole de la garde prétorienne. L'historien romain Publius Cornelius Tacitus (Tacite) nous raconte qu'en 50 après J.-C. le chef breton Caratacus fut exhibé à Rome, entouré de prétoriens en armes. Peut-être s'agit-il de cet évènement qui était représenté sur l'arc de triomphe de Claude.
(Les Collections du Musée du Louvre)
L'enceinte augustéenne, datant du début de notre ère, mesurait près
de 6 km de long et encerclait Nemausus dont la surface couvrait, à l'époque, près de 220 hectares.
80 tours en assuraient la protection et 10 portes permettaient l'entrée dans la ville.
Aujourd'hui, la Porte de France est avec celle d'Auguste, une des deux seules portes encore visibles "in situ"...
En empruntant le grand escalier frontal, nous arrivons dans le vestibule...
Puis en passant l'imposant portail, nous entrons dans la salle cultuelle, destinée à recevoir la statue du dieu... Sur les XXX colonnes qui supportent la toiture, X sont dégagées autour du pronaos et XX sont prises dans les murs du naos (cella pour les romains)...


C'est sur le forum que la population pouvait assister aux cérémonies... l'accès au temple était , lui, réservé aux prêtres...
Selon une inscription, déchiffrée en 1758 par Jean-François Séguier, ce temple a été érigé en l'honneur de Caius et de Lucius César, petit-fils et fils adoptif de l'empereur Auguste, tous deux princes de la jeunesse...
Une manière d'exprimer, à l'époque, son attachement à Rome et à la famille impériale...
Encore un peu de patience et nous le redécouvrirons bientôt dans son aspect originel...
Le temple, élevé sur une plate-forme, dominait le forum et nous pouvons encore apercevoir des traces des portiques qui l'entouraient...

Jeté sur l'Hérault, il devait permettre à la route royale de relier Paris à Montpellier. Il fut conçu par Noble Bertrand Garipuy, Directeur des Travaux Publics de la Province de Languedoc. Les travaux débutent en 1776, sont continués par Ducros, son neveu, puis par les ingénieurs en chef Billoin et Fontenay.
Malgré les crues du fleuve et les périodes troublées de la révolution,
il traversa plusieurs décennies avant d'être achevé 34 ans plus tard, sous l'Empire.

C'est vers 120 avant J.-C. que le proconsul Cneius Domitius Ahenobarbus, qui venait d'annexer la région, entreprit la construction d'un gigantesque axe routier qui devait traverser toute la Gaule transalpine. En prenant son nom, la voie antique devint la Via Domitia.
Au déjuc obombré,
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