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  • Tu foules le chemin antique où, de place en place, le nom des Césars verdit sur les colonnes vénérables...

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mardi 23 juin 2009

102 avant Jésus-Christ... La bataille de Pourrières...(suite et fin)

Le réemploi de la partie supérieure du Trophée de Caïus Marius a permis l'édification de cette fontaine au coeur du DSC04506 village de Pourrières...DSC04500 DSC04494 DSC04505 DSC04504 DSC04503 DSC04502

102 avant Jésus-Christ... La bataille de Pourrières...(suite)

DSC04476 Non loin du village de Pourrières, à l'intersection des D7N et D23, subsistent encore les restes de la base du trophée de Caïus Marius... DSC04488 DSC04487

lundi 22 juin 2009

102 avant Jésus-Christ... La bataille de Pourrières...

 En empruntant l'autoroute du soleil (A8) entre Aix-en-Provence et Saint-Maximin, nous longeons la montagne de la Sainte-Victoire et la Via AureliaDSC04512. En regardant vers le nord-est, nous pouvons apercevoir le petit village de Pourrières. Tout semble si paisible aujourd'hui et pourtant... C'est ici, au beau milieu de la plaine que s'est joué, en 102 avant Jésus-Christ, le sort de la civilisation romaine...
La formidable effervescence de tout un peuple, conduit par leur chef, le teuton Teutobodus, en marche vers Rome a été stoppée ici par les légions romaines sous les ordres du Consul Caïus Marius, oncle de Jules César.
En moins d'une journée, dans un combat à l'arme blanche, près de 200 000 individus y ont trouvé la mort. Ce qui fait de cette bataille la plus courte et la plus sanguinaire livrée sur le sol de France.

"Les massaliens fermèrent leurs vignes de haies faites d'os de morts et les corps étant pourris et consumés dessus leurs champs par les grandes pluyes qui tombèrent dessus l'hiver ensuivant, les terres en devinrent si grasses, et en pénétra la gresse si profond en dedans, que l'esté ensuivant elles rapportèrent une quantité incroyable de toutes sortes de fruits."
Texte de Plutarque (Traduction d'Amyot).

samedi 18 avril 2009

Le Relief des Prétoriens (suite et fin)...

DSC03881  "752 - SOLDATS PRETORIENS, bas-relief en marbre ; au dessus de la porte d'entrée.

Ce grand bas-relief, qui doit avoir fait partie d'un monument considérable, est aussi intéressant par son sujet que par le soin qu'on a mis à rendre tous les détails de l'armure des soldats prétoriens qu'il représente. On y retrouve leurs grands boucliers ovales, dont l'umbo au milieu est très saillant, pour mieux amortir les coups ; ils sont chargés de différens ornemens, parmi lesquels on remarque des foudres ; cet emblême est ailé sur le bouclier du guerrier qui occupe le milieu de la composition, et que la richesse de son costume, la tête de Méduse sur sa cuirasse, et surtout le plus grand nombre de bandelettes qui pendent de son ceinturon, tandis qu'il n'y en a que trois à ceux des deux autres, peuvent faire regarder comme leur chef. Ces foudres indiquent une célèbre légion romaine, la douzième, qui avait le surnom de fulminante. Un de ces prétoriens est armé sur le côté droit de cette terrible épée pesante et courte qui forçait le soldat romain de joindre son ennemi corps à corps, et avec laquelle il faisait de si larges blessures. Sous l'armure de deux de ces prétoriens, on voit l'armiclausa : mais celui de droite l'a mise par-dessus sa cuirasse et l'a serrée avec son ceinturon, ce qui offre une variété de costume. Leurs chaussures sont fermées et ne montent que peu au-dessus de la cheville du pied, en laissant le reste de la jambe à découvert ; il y a bien quelques restaurations dans cette partie du bas-relief qui a été brisée à la hauteur du dessous des genoux, mais les pieds sont en partie antiques. Derrière ces trois soldats du premier rang, on en aperçoit trois autres, dont deux sont armés de javelots ; le troisième porte une enseigne surmontée d'un aigle et sa tête est couverte d'une peau de lion, ainsi qu'on le voit dans d'autres monuments, et surtout dans les bas-reliefs de la colonne Trajane. C'est d'après les têtes de ces deux prétoriens, que l'on a restitué celles des trois autres ; quoi qu'elles soient bien exécutées, on ne peut douter qu'elles ne soient rapportées et même modernes, si l'on fait attention que les casques sont travaillés et ornés par derrière, ou dans la partie qui touche au fond du bas-relief, ce qui n'aurait pas pu se pratiquer en exécutant dans la masse du marbre, celui-ci ou tout autre ; et ce n'est sans doute que par inadvertance que le restaurateur, dans sa restauration, s'est laissé aller à ce travail inutile. Si je fais ces observations qui peuvent paraître minutieuses, ce n'est que pour montrer le soin qu'il faut apporter pour discerner dans les monumens ce qui est antique de ce qui ne l'est pas. Le temple consacré à Jupiter Capitolin, dont l'aigle orne le fronton, est aussi dans ce bas-relief une addition ; mais elle n'est pas moderne, et c'est un fragment d'un autre monument. Quant à l'action qu'offre celui-ci, on pourrait en indiquer plusieurs auxquelles cette composition conviendrait ; et lorsqu'elle était entière, elle pouvait représenter ou un sacrifice militaire, ou une allocution. Ce bas-relief, qui faisait autrefois partie de la collection Mattei, a été acheté à la vente du cardinal Fesch. - H. 1,624 m - 5 p. ; larg. 2,056 - 3p. 6p. 4l."

Description des Antiques (Cour du musée)
Extrait de l'ouvrage : Description du Musée Royal des Antiques du Louvre.
Auteur : M. le Cte. de Clarac : Conservateur de la première division du Musée Royal des Antiques (Antiquités grecques, romaines, du moyen âge, sculpture française).
Edition datant de 1830.

mercredi 15 avril 2009

Le Relief des Prétoriens (suite)...

DSC03885 De très riches détails : Sur ce relief, chaque prétorien est revêtu d'une tunique différente... DSC03884 La décoration des boucliers est également unique pour chaque personnage...

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Les calcei témoignent du haut rang de ces officiers...



Marbre veiné de gris  (h : 1,61m - l : 1,23m)

lundi 13 avril 2009

Le Relief des Prétoriens (51-52 après J.-C.)...

DSC03881 Nous pouvons apercevoir, en haut et à gauche, un aigle aux ailes repliées, symbole de la garde prétorienne. L'historien romain Publius Cornelius Tacitus (Tacite) nous raconte qu'en 50 après J.-C. le chef breton Caratacus fut exhibé à Rome, entouré de prétoriens en armes. Peut-être s'agit-il de cet évènement qui était représenté sur l'arc de triomphe de Claude.

(Les Collections du Musée du Louvre)

samedi 14 mars 2009

Nemausus... Un autre vestige de l'enceinte augustéenne...

Dsc03759 L'enceinte augustéenne, datant du début de notre ère, mesurait près
de 6 km de long et encerclait Nemausus dont la surface couvrait, à l'époque, près de 220 hectares.
80 tours en assuraient la protection et 10 portes permettaient l'entrée dans la ville.
Aujourd'hui, la Porte de France est avec celle d'Auguste, une des deux seules portes encore visibles "in situ"...

lundi 09 février 2009

Le temple de Caius et Lucius César (suite)...

Dsc03718 En empruntant le grand escalier frontal, nous arrivons dans le vestibule... Dsc03724 Puis en passant l'imposant portail, nous entrons dans la salle cultuelle, destinée à recevoir la statue du dieu... Sur les XXX colonnes qui supportent la toiture, X sont dégagées autour du pronaos et XX sont prises dans les murs du naos (cella pour les romains)...Dsc03729 Dsc03730Dsc03731Dsc03732

Dsc03726  C'est sur le forum que la population pouvait assister aux cérémonies... l'accès au temple était , lui, réservé aux prêtres...

dimanche 08 février 2009

Le temple de Caius et Lucius César...

Dsc03717Selon une inscription, déchiffrée en 1758 par Jean-François Séguier, ce temple a été érigé en l'honneur de Caius et de Lucius César, petit-fils et fils adoptif de l'empereur Auguste, tous deux princes de la jeunesse...
Inscription_fronton Une manière d'exprimer, à l'époque, son attachement à Rome et à la famille impériale...

Dsc03715_2 Encore un peu de patience et nous le redécouvrirons bientôt dans son aspect originel...

Restitution01Le temple, élevé sur une plate-forme, dominait le forum et nous pouvons encore apercevoir des traces des portiques qui l'entouraient...Dsc03725

mercredi 28 janvier 2009

Jugé le plus beau pont du XVIIIème siècle...

Dsc03532Dsc03525_2 Jeté sur l'Hérault, il devait permettre à la route royale de relier Paris à Montpellier. Il fut conçu par Noble Bertrand Garipuy, Directeur des Travaux Publics de la Province de Languedoc. Les travaux débutent en 1776, sont continués par Ducros, son neveu, puis par les ingénieurs en chef Billoin et Fontenay.

Malgré les crues du fleuve et les périodes troublées de la révolution, Dsc03530il traversa plusieurs décennies avant d'être achevé 34 ans plus tard, sous l'Empire.  Dsc03534 Dsc03537 Dsc03528

UN PEU D'HISTOIRE...

  • C'est vers 120 avant J.-C. que le proconsul Cneius Domitius Ahenobarbus, qui venait d'annexer la région, entreprit la construction d'un gigantesque axe routier qui devait traverser toute la Gaule transalpine. En prenant son nom, la voie antique devint la Via Domitia.
    Il fonda également la Colonia Julia Paterna Claudia Narbo Martius, la future capitale de la Provincia (première province romaine créée hors d'Italie) qui devint la Provincia Narbonensis (Narbonnaise) sous l'empereur Auguste.
    Cneius Domitius fonda également Forum Domitii situé non loin de l'actuel village de Montbazin.
    Outre le bornage initial datant de la République, VII autres bornages, datant de l'Empire, ont été répertoriés pour les périodes correspondant aux empereurs :
    Auguste - 3 av. J.-C.
    Tibère - 32 ap. J.-C.
    Claude - 41 ap. J.-C.
    Antonin-Le-Pieux - 145 ap. J.-C.
    Galère - 305-311 ap. J.-C.
    Constantin - 313-324 ap. J.-C.
    Julien - 361-363 ap. J.-C.

STATS EN CLAIR...

LES GOBELETS DE VICARELLO...

ECHAPPEES...

REMERCIEMENTS...

  • Nous remercions Mariève, Pascale et Véronique pour leurs interprétations musicales :
    Cadence de la Valse des Fleurs (Casse-Noisettes)
    de Piotr Tchaïkovsky
    (Véronique à la grande harpe de concert)
    Haru No Umi de Miyagi Michio
    (Mariève à la flûte et Véronique à la harpe)
    Pathético de Marc Berthomieu
    (Mariève à la flûte et Véronique à la harpe)
    La Méditation de Thaïs de Massenet
    (Pascale au violon et Véronique à la harpe)...

AUTRES SITES...




Ma Photo

GALOUFLOHICISMES...

  • Au déjuc obombré,
    un anachorète valétudinaire et apopathodiaphulatophobique se solaciait aux sons des flatus ventris, premices d'une exonération stercorale. Assis sur sa marie-salope, rubigineuse et usée, il tripotait, songeur, sa petite diaule éburnéenne, ioulant une barcarolle propitiatoire. Vint une bourrelle érémitique, onychophage et nidoreuse. Fixant, d'un oeil torve, la glabelle pubescente de la turbide et chattemite sibylle, l'ancien cénobite ex cathédra lui dit alors : "HOLA, JEUNE NYCTALOPE AU SINCIPUT LISSOTRICHE ! Vous serez ma succube et moi votre sigisbée !... Montez sur mon tillac, voir ma pinacothèque !..."

    Galou...

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